Un compteur de kilomètres récompense exactement ce que le modèle de charge cherche à freiner : en faire plus. Ce qui fait progresser un attelage, c'est de tenir son plan semaine après semaine, repos compris, et de bien connaître ses chiens. C'est ce que mesure la nouvelle carte.
Ce que vous voyez
Sur la page Statistiques, sous « Places sur la ligne », une carte « Régularité et soin » :
- La série : le nombre de semaines tenues d'affilée jusqu'à la semaine dernière, et votre record sur deux ans. Quand la série égale le record, la carte le dit ; sinon, elle dit combien de semaines il vous manque.
- La frise : vos dernières semaines, une case chacune. Pleine quand la semaine est tenue, en contour quand le plan ne prévoyait rien, grise quand elle a manqué ; la semaine en cours se remplit à mesure. La série en cours est soulignée, et chaque case dit sa semaine au survol.
- Cette semaine : « 2 jours de sortie pour 3 séances prévues ». La semaine en cours se lit, elle ne se juge pas : elle compte une fois finie.
- Le soin, sur vos chiens actifs : combien ont une pesée à jour, combien un état corporel à jour (le délai est votre réglage « Fraîcheur des mesures », 30 jours par défaut), et combien ont leur ressenti noté sur assez de jours pour que le modèle puisse s'ajuster à eux. Les autres s'affichent avec une barre et leur compte : Juno 5/8.
Une semaine va du lundi au dimanche. Elle est tenue quand chaque séance prévue par le plan de votre objectif en cours a son jour de sortie. Sans plan, une sortie suffit. Une sortie, c'est un entraînement, une course ou une autre activité.
Ce que les autres voient
Rien. La carte vit dans vos statistiques, que seuls les membres du chenil ouvrent. Elle n'entre dans aucun classement, et rien ne se partage.
Ce qu'elle ne fait pas
- Compter les jours. Il n'y a pas de série quotidienne.
- Compter par chien. La série est celle du chenil.
- Vous relancer. Aucune notification, aucun point, aucune récompense.
- Comparer les chenils. La régularité ne se classe pas.
- Lire vos autres objectifs. Fait foi l'objectif en cours, celui de l'accueil.
- S'afficher dans l'application du téléphone. Elle est sur le site.
Sept choix faits contre l'évidence
Une semaine, pas un jour. Une série quotidienne aurait été plus simple, et plus « motivante ». Elle aurait surtout poussé à sortir les chiens chaque jour pour ne pas la casser. Le repos fait partie de l'entraînement : il ne peut pas coûter une série.
On compte par semaine, pas jour pour jour. Une séance prévue jeudi et faite vendredi garde la semaine. Il faut autant de jours de sortie que de séances prévues, peu importe lesquels. La météo, un chien qui boite, un imprévu : la semaine reste tenue si vous rattrapez.
Le repos du plan ne casse jamais la série. Une semaine où le plan ne prévoit aucune séance est tenue, même sans sortie. Et un jour de course n'est pas une séance due : le jour où vous couriez, vous n'avez pas manqué l'entraînement.
« 8 », c'est le vrai seuil du modèle, pas un objectif inventé. Sous huit jours de ressenti noté, le modèle n'ajuste pas ses paramètres à ce chien. Et ce sont huit jours : deux sorties notées le même jour n'en font qu'un, parce que le modèle les compte ainsi. Huit jours ne suffisent pas toujours, il faut aussi que les notes varient : c'est pourquoi la carte dit « avant que le modèle puisse s'ajuster », jamais « le modèle s'est ajusté ».
Une semaine manquée est grise, pas rouge. La frise lit vos semaines, elle ne les note pas. Le rouge dit une alerte ; une semaine sans sortie n'en est pas une.
La frise commence à votre première sortie. Un chenil qui arrive ne voit pas six mois de cases grises : la frise ne remonte pas avant la première semaine où il s'est passé quelque chose. Une pause d'été, elle, reste visible.
Le soin est un état, pas une tâche. Les chiens à re-noter restent dans « À traiter maintenant », sur l'accueil, avec le geste à faire. La carte, elle, dit où en est la meute. Mettre ces compteurs dans la liste des tâches aurait appris à ne plus la lire.