Choisir un fantôme au départ voulait dire parcourir une liste de sorties, une ligne par sortie, triée par distance. Une boucle courue quatorze fois depuis le même parking en occupait les quatorze premières lignes, et la liste s'allongeait à chaque sortie. Il manquait aussi un endroit où voir ensemble les sorties d'une même trace, leur progression, et deux d'entre elles côte à côte.

Ce qu'est un parcours

Un parcours, ce sont vos sorties chronométrées de la même trace : même distance à 5 % près, parties à moins de 2 km du même point. C'est la règle du bloc Fantôme du récapitulatif.

Au départ : le fantôme se choisit par parcours

À l'étape Fantôme du départ :

La proposition ne remplace jamais un choix : un fantôme que vous avez choisi, ou « Sans fantôme », le reste.

Dans l'historique : l'onglet Parcours

L'historique a maintenant deux onglets, Sorties et Parcours. Le second range vos sorties chronométrées par parcours : les plus proches d'ici d'abord, ou les plus courus, ou les plus récents. Chaque parcours a sa fiche :

À deux sorties, le face à face met la plus récente contre la plus ancienne, comme contre un fantôme. Il donne l'écart à l'arrivée, sa courbe kilomètre après kilomètre (au-dessus de zéro, vous êtes derrière ; en dessous, devant) et les cinq tronçons. Quand les deux sorties n'ont pas la même longueur, il donne aussi l'écart à distance égale, sur la plus courte : l'écart à l'arrivée compte les mètres en plus. Il montre aussi, pour chaque sortie, la température, les chiens, l'activité et les arrêts de ce jour-là.

Trois ou quatre sorties

Cochez-en jusqu'à quatre. Chaque sortie se lit alors contre une référence : par défaut la plus rapide des sorties cochées — votre record, s'il en fait partie. Touchez une autre sortie de la légende (sur le site, « Prendre comme référence ») pour la prendre à sa place, y compris à deux sorties. La légende donne l'écart à l'arrivée de chaque sortie ; la courbe d'écart en trace une par sortie, chacune avec sa couleur et son tracé (plein, tirets, pointillés) ; les tronçons, les conditions et l'attelage ont une colonne par sortie.

L'attelage de chaque jour

Sous les conditions, le bloc Attelage dit d'abord ce qui distingue les sorties, chien par chien : « Togo : timon le 6 sept., tête le 2 sept. » (une place de départ comparée à celle de la référence), « Loup : seulement le 2 sept. », ou, pour un chien qui a manqué une sortie sur trois, « Nika : pas le 23 sept. ». Puis il dessine l'attelage de chaque jour tel qu'il était au départ, avec ce qui a changé en route — un chien passé en tête au km 3,4, un chien retiré. Quand les deux départs étaient identiques, il le dit : « Même attelage au départ ».

Sur la courbe d'écart, un trait marque chaque km où l'attelage a changé, dans la couleur de la sortie concernée. Une phrase dessous le rappelle : ces traits ne disent pas ce qui a fait l'écart.

Les positions viennent de la photo d'attelage prise au départ, quand vous passez par l'assistant de départ. Une sortie lancée sans lui, reprise après un arrêt forcé ou saisie à la main n'en a pas : le bloc dit « positions non enregistrées » et ne montre que les chiens qui ont couru.

Depuis le récapitulatif d'une sortie, le lien « Voir les N sorties de ce parcours », sous le bloc Fantôme, ouvre la fiche.

Nommer un parcours, épingler une sortie

Sur la fiche, « Nommer » donne un nom au parcours (« Boucle du lac ») : il remplace « Parcours de 6,0 km » dans la liste, sur la fiche, dans le face à face et au départ. « Effacer le nom » le retire.

Le drapeau d'une sortie l'épingle : au prochain départ sur ce parcours, c'est elle que l'étape Fantôme propose, « ta sortie épinglée », à la place de votre dernière sortie. L'épingle ne vaut que pour l'activité de la sortie : un record épinglé en quad est proposé les jours de quad, et un jour de canicross la proposition reste votre dernière sortie à pied. Épingler une autre sortie de la même activité remplace la précédente ; toucher de nouveau le drapeau la retire.

Le propriétaire et les mushers du chenil nomment et épinglent ; les autres membres voient le nom et le badge « épinglée ».

Sur le site

La page des traces a les mêmes deux vues, Sorties et Parcours, en tête. La fiche d'un parcours, le face à face, « Nommer » et le drapeau y sont ceux du téléphone, et ce qui se pose d'un côté se retrouve de l'autre. La page d'une sortie montre son fantôme et le lien vers son parcours.

Ce que voient les autres

Les parcours eux-mêmes ne sont enregistrés nulle part : le téléphone et le site les calculent à partir des sorties du chenil, avec la même règle. Seuls le nom et l'épingle s'enregistrent, et ils restent dans le chenil : ses membres les retrouvent sur leur téléphone et sur le site, personne d'autre ne les voit. Le lien public d'une sortie ne montre ni ses parcours, ni leur nom, ni ses face-à-face.

Ce que ça ne fait pas

Cinq choix faits contre l'évidence

Une ligne par parcours, pas une par sortie. Un historique liste d'habitude des sorties, et l'étape du départ le faisait aussi. Mais une liste qui grandit à chaque sortie ne se lit pas debout, avec des gants. Regroupée par parcours, elle reste courte, et la sortie voulue est à un geste.

Votre dernière sortie proposée, pas votre record. Le record est le fantôme auquel on pense d'abord. Mais un record d'hiver sur neige dure, couru en septembre, est un fantôme qui file dès le premier kilomètre. La dernière sortie dit où en est l'équipe aujourd'hui. Le record reste à un geste — et, si c'est lui que vous voulez courir à chaque fois, vous l'épinglez.

Les conditions à côté de l'écart, pas dans le calcul. Un écart « corrigé de la chaleur » serait tentant. Mais aucun modèle ne corrige ici un temps pour la chaleur, et un chiffre corrigé aurait l'air juste sans l'être. Vous voyez la température, les chiens et les arrêts, et vous jugez.

À deux sorties la plus ancienne, dès trois la plus rapide. Une seule règle pour la référence aurait été plus simple. Mais à deux sorties, la question est presque toujours « est-ce que je progresse ? », et la plus ancienne y répond. À trois ou quatre, on cherche ce qui sépare les passages du meilleur, et la plus rapide y répond. Dans les deux cas, un geste suffit pour en prendre une autre.

Un trait sur la courbe, pas une explication. Voir la courbe plonger juste après un changement d'attelage invite à conclure que le changement a payé. Mais le même kilomètre est aussi celui d'une descente, d'une neige plus dure, d'un chien qui se met enfin dans le rythme. Le face à face montre où l'attelage a changé, à côté de l'écart, et vous laisse juger — la même règle que pour les conditions.