Le récapitulatif d'une sortie affiche une ligne par kilomètre, avec un chiffre à droite. Ce chiffre disait une seule chose : le temps que ce kilomètre a pris.
Ça paraît suffisant jusqu'au jour où on regarde vraiment sa propre liste. Un musher nous a envoyé la sienne : des kilomètres à 3:45, et au milieu un 6:14, un 6:37, un 7:03. Trois kilomètres où l'équipe se serait effondrée — sauf que non. On s'était arrêté dedans. Un nœud dans les lignes, un chien à repositionner, quelqu'un croisé sur le sentier. La table ne le disait nulle part.
Et sa question tenait en une phrase : je souhaite pouvoir afficher la vitesse en km/h plutôt que min/km — ou pouvoir passer de l'un à l'autre, et pouvoir choisir avec ou sans pause.
Deux bascules, au-dessus de la table
min/km ↔ km/h. La même seconde, lue dans l'autre sens. Certains raisonnent en allure, d'autres en vitesse ; il n'y a aucune raison de trancher pour vous. Le choix reste retenu sur votre téléphone : vous le faites une fois.
avec arrêts ↔ roulage seul. C'est celle qui répond à la capture. En « roulage seul », le 6:14 du kilomètre 2 redevient ce qu'il était vraiment — 3:50, plus deux minutes et demie à l'arrêt.
Un détail qui n'en est pas un : le kilomètre surligné change de ligne. Sur la sortie qui nous a servi de test, le dernier kilomètre cachait un 2:10 derrière deux minutes d'arrêt. En temps écoulé il passait inaperçu ; en roulage seul c'est le plus rapide de la sortie, et c'est lui qui s'allume. Le surlignage suit l'horloge que vous avez choisie — sinon il désignerait une ligne que ses propres chiffres contredisent.
Ce que ça ne montre à personne
Rien de tout cela ne sort de votre téléphone. Ce n'est pas une donnée de la sortie, c'est une préférence de lecture : elle ne se synchronise pas, elle n'apparaît sur aucune page du site, aucun membre de votre chenil ni de votre club ne sait dans quelle unité vous lisez vos splits. Si vous changez de téléphone, vous re-choisirez une fois.
Et aucun chiffre enregistré ne bouge. La distance, le temps de mouvement, la vitesse moyenne de la sortie sont exactement ceux qu'ils étaient. La bascule change ce que la table affiche, jamais ce que le carnet contient.
Ce que ça ne fait pas — et qui n'est pas « pas encore »
Sur les sorties enregistrées avant le 7 août 2026, la bascule « roulage seul » n'apparaît tout simplement pas. Ce n'est pas un oubli : pour retirer un arrêt, il faut savoir quand il a eu lieu, et jusqu'à cette date l'application ne gardait qu'un total — pas des instants. Les points GPS bruts dont on pourrait les redériver sont effacés de l'appareil au bout de deux semaines, délibérément (ils sont volumineux et ils sont à vous). Une sortie importée depuis un fichier n'en a pas non plus.
Donc non, ces sorties-là ne recevront pas la bascule plus tard. On préfère ne rien affirmer que fabriquer un arrêt plausible.
Une sortie où vous ne vous êtes jamais arrêté ne la montre pas davantage : il n'y a rien à retirer, et un bouton dont le seul résultat possible est l'état où vous êtes déjà n'est pas un bouton.
Ces deux cas se ressemblent donc à l'écran, et c'est délibéré. Une première version affichait, sur les vieilles sorties, une ligne « les arrêts n'ont pas été enregistrés sur cette sortie ». Exacte — mais elle se serait affichée sur presque tout un historique de saison, pour expliquer à chaque ouverture une absence que personne ne cherchait. Cet article la remplace : elle est dite ici, une fois.
Le site, lui, ne change pas. La page d'une trace affiche déjà le temps et la vitesse dans deux colonnes côte à côte : la moitié de la demande y était déjà satisfaite, et empiler une bascule sur un tableau qui montre déjà les deux ne rendrait service à personne.
La décision prise contre l'évidence
Il y avait une façon plus simple de faire « sans pause » : regarder la trace, décider qu'en dessous d'une certaine vitesse on ne roulait pas, et soustraire. Cette méthode a un avantage massif — elle marche sur 100 % des sorties, l'historique et les imports compris. Plus aucune bascule manquante, et cette section-ci n'aurait pas eu lieu d'être.
Nous ne l'avons pas retenue, et voici pourquoi.
L'application sait déjà, depuis longtemps, ce qu'est un arrêt : c'est la règle qui met le chrono en pause pendant que vous roulez, et c'est elle qui produit le « temps de mouvement » affiché en haut de votre récapitulatif. Un second calcul, avec son propre seuil, n'aurait pas donné le même résultat. Vous auriez eu, sur le même écran, un temps de mouvement en haut et des splits qui, additionnés, n'y retombent pas. Deux chiffres qui se contredisent, sans qu'aucun des deux ne soit faux.
Nous avons déjà payé ce prix ailleurs, plus d'une fois : deux façons de calculer la même chose finissent toujours par diverger, et le jour où ça arrive personne ne sait laquelle croire. Une absence honnête sur les vieilles sorties nous a paru moins cher qu'une contradiction permanente sur toutes.
Les arrêts que vous retirez sont donc exactement ceux que l'application a constatés pendant la sortie. Les mêmes que ceux qui ont mis le chrono en pause. Pas une seconde de plus.
Une limite, tant qu'on y est
Si votre téléphone a réellement perdu le GPS un long moment — pas un arrêt, une coupure de réception —, l'axe du temps de la trace est compressé à cet endroit, et un arrêt situé après cette coupure peut être placé avec un léger décalage. C'était déjà vrai des arrêts affichés sur la carte du site ; ce lot ne l'aggrave pas et ne le corrige pas. Le remède demanderait de stocker l'heure absolue de chaque point, ce qui est un tout autre chantier.