Jusqu'ici, une entrée du carnet ne disparaissait jamais. Une visite, un vaccin, un traitement, une blessure, une chaleur, une température se corrigeaient : on pouvait changer la date, le chien, le texte. Mais une entrée qui n'aurait jamais dû exister (un vaccin noté sur Kira au lieu de Nanook, une visite saisie pour essayer, une température tapée dans la mauvaise portée) restait. Au mieux, on la déplaçait sur un autre chien.

C'est fini. Chaque entrée porte désormais « Supprimer ».

Ce qui change

Ce que les autres voient

Une entrée supprimée disparaît pour tout le chenil : du carnet, du tableau de bord, de l'export. Ce qu'elle déclenchait s'arrête avec elle. Une blessure supprimée ne garde plus le chien au repos. Un traitement restrictif supprimé ne l'écarte plus de l'attelage. Un vaccin supprimé n'envoie plus de rappel. Personne ne voit qu'il y a eu une entrée, ni qui l'a retirée.

Ce que ça ne fait pas

Pourquoi une vraie suppression

En juillet, nous avions décidé l'inverse : « un doublon se règle en corrigeant l'une des deux entrées », et rien ne se supprimait. L'idée était de garder la trace de tout ce qui s'est passé au carnet. Elle tient pour une entrée vraie, qu'on corrige. Mais garder une entrée qui n'a jamais eu lieu, c'est garder un mensonge : un vaccin que le chien n'a pas reçu, une blessure qu'il n'a pas eue. La masquer aurait gardé ce mensonge en base. La « retirer avec une trace » aurait affiché pour toujours qu'il y avait eu une erreur. Le propriétaire a tranché le 15 octobre : une saisie faite par erreur se supprime vraiment.

Et pourquoi le soigneur et le vétérinaire, pas seulement le propriétaire ? Parce que c'est le plus souvent eux qui saisissent. Celui qui s'est trompé doit pouvoir réparer sa faute sans aller chercher le propriétaire, comme pour une pesée.