Les jours où les sorties s'enchaînent — plusieurs attelages, des passagers à installer, une équipe à soigner entre deux tours —, personne ne règle rien au départ. Le GPS compte tout : le temps d'atteler, l'attente après l'arrivée, parfois une distance faussée par un arrêt au mauvais endroit. C'est le soir, à l'ordinateur, qu'on reprend la journée.

Ce qui change

Sur la page d'une sortie enregistrée au GPS (ou importée d'un fichier GPX), le propriétaire et le handler trouvent « Corriger les mesures », sous la ligne « Musher ». Trois champs : la distance, le temps en mouvement, le D+. On ne touche qu'à ce qui est faux ; ce qu'on laisse tel quel ne bouge pas.

La vitesse moyenne se recalcule d'elle-même. La charge des chiens de la sortie est recalculée avec les chiffres déclarés, et ce sont eux que comptent les statistiques, les kilomètres de chaque chien et les classements.

La page le dit ensuite : « Chiffres déclarés — mesurés par le GPS : 12.40 km · 1:00:00 · D+ 150 m ». Tous les membres du chenil voient cette ligne, et le bandeau du haut affiche les chiffres déclarés.

Ce que les autres voient, et ce qu'ils ne voient pas

Une sortie publiée garde son lien public, avec ses chiffres déclarés ; la page publique ne dit pas qu'ils l'ont été, et ne montre jamais la mesure du GPS. Personne ne voit qui a corrigé ni quand : la base le garde, l'écran ne l'affiche pas.

Ce que la correction ne fait pas

Elle ne découpe pas la trace. La carte, le graphe de vitesse, les splits, l'attelage dessiné et les arrêts restent ceux du GPS : si le départ comptait dix minutes d'attelage, la carte les montre toujours. La correction porte sur les chiffres de la sortie, pas sur son dessin.

Elle ne concerne ni les sorties saisies à la main — leurs chiffres se corrigent déjà dans « Corriger » —, ni les imports Strava, qui gardent les chiffres de Strava, ni les courses, dont le temps officiel est déclaré ailleurs.

Le téléphone reçoit les chiffres déclarés avec la sortie, mais n'affiche pas la mention « Chiffres déclarés », et on n'y corrige pas une sortie déjà envoyée.

Les choix qui ne vont pas de soi

La mesure du GPS est gardée, pas écrasée. Un chiffre tapé le soir peut être faux à son tour ; garder la mesure d'origine permet de revenir dessus, et la mention dit à toute l'équipe que le chiffre affiché a été déclaré.

Corriger deux fois ne perd rien. C'est toujours la toute première mesure qui reste à côté, pas la correction précédente.

Un champ vidé n'efface rien. Corriger, c'est déclarer un autre chiffre, jamais effacer une mesure : un champ laissé vide garde la valeur actuelle.

La petite correction des arrêts disparaît quand on déclare la distance ou le temps, et le temps de mise en place quand on déclare le temps. Ils décrivaient la mesure du GPS ; appliqués à un chiffre tapé à la main, ils le fausseraient.