Un musher nous a écrit qu'il n'avait pas vu la vitesse s'afficher pendant sa sortie. Nous avons regardé son rapport de diagnostic. Le récepteur GPS avait parfaitement fonctionné : il donnait entre 2 et 16 km/h du début à la fin.
Ce qu'il n'avait pas vu, ce n'était pas une donnée. C'était un écran. Il avait appuyé sur Course, en pensant partir pour un entraînement — et l'écran de course, à ce moment-là, n'affichait pas la vitesse instantanée. Il affichait des temps, des pointages, des étapes. C'est un écran fait pour une compétition, et il faisait bien son travail.
Rien, nulle part, ne pouvait le lui dire.
Ce qui change
Sur l'écran de départ, les deux tuiles portaient chacune un mot : « Entraînement libre », et « Course ». Le choix se faisait là, en un geste, et ne se redisait plus jamais : ni à la préparation, ni pendant la sortie.
Chaque tuile porte maintenant une phrase :
Entraînement libre — Une sortie d'entraînement, avec ou sans plan.
Course — Une compétition : départ, pointages, étapes.
C'est tout. Deux phrases, lisibles avant de toucher.
Ce que ça ne fait pas
Ça ne vous dit pas où votre sortie atterrit. Nous avons écrit puis retiré cette phrase. Une course et un entraînement ne sont pas comptés au même endroit partout dans MushMate — certains écrans additionnent les deux, d'autres non. Tant que ce n'est pas cohérent, l'écrire serait vous donner une réponse fausse. Le sujet est ouvert chez nous, et il sera traité pour lui-même.
Ça ne vous empêche pas de vous tromper. Il n'y a pas de confirmation, pas d'avertissement, pas de « êtes-vous sûr ? ». Vous restez maître du choix ; nous vous donnons seulement de quoi le faire en connaissance de cause.
Ça ne change rien à l'écran de course lui-même. Ces deux phrases vivent sur l'écran de départ, et nulle part ailleurs.
La vitesse sur l'écran de course, elle, est traitée à part — et il faut qu'on vous dise pourquoi, parce que ce n'est pas la demande du musher que nous avons suivie. En regardant ce défaut, nous en avons trouvé un autre, plus gênant : avant chaque course, MushMate vous demande déjà « comment vas-tu la courir ? », Poche ou Guidon. Sur une course, votre réponse était ignorée. Poser une question et jeter la réponse est pire que ne pas la poser.
Une décision contre l'évidence
Le sous-titre de la tuile Course est écrit dans la même encre que son titre, pas dans une couleur plus pâle.
C'est contraire à tous les réflexes de mise en page : un sous-titre, on l'atténue. Mais cette tuile est peinte en orange de marque, et sur cet orange, notre seule encre lisible est celle que le titre utilise déjà. Atténuer le sous-titre l'aurait rendu plus difficile à lire, dehors, en plein jour — exactement là où cet écran sert. La hiérarchie passe donc par la taille, pas par la couleur.
Nous l'écrivons ici parce que ça se voit, et qu'une différence visible sans raison affichée ressemble à une négligence.
Et ce qui ne change pas
Votre sortie, course ou entraînement, reste la vôtre. Ces deux phrases ne publient rien, ne partagent rien et ne changent rien à ce que les autres mushers voient de vous. Elles ne sont affichées que sur votre téléphone, avant de partir.