Le plan savait quels jours vous sortez. Il ne savait pas combien de temps vous avez ces jours-là. Un musher qui n'a qu'une heure le mardi y retrouvait parfois sa sortie longue, et la déplacer à la main ne tenait que jusqu'à la régénération suivante.

Vous pouvez maintenant le dire une fois, dans l'objectif.

Ce qui change

Dans « Mes conditions » (ou « Ma saison » sur la fiche d'un objectif), sous « Jours où je ne peux pas sortir », un nouveau bloc : Distances maximales par sortie. Tout y est facultatif.

Un exemple : 10 km sur terre, jours longs vendredi, samedi et dimanche, 25 km ces jours-là. Du lundi au jeudi, aucune sortie sur terre ne dépasse 10 km. Du vendredi au dimanche, la limite est 25 km.

Le plan fait alors trois choses :

  1. Il place vos sorties longues sur vos jours longs. S'il manque une sortie ces jours-là, il en déplace une, et une seule : le reste de la semaine garde ses jours. Cela vaut même si vous cochez des jours longs sans saisir aucune limite.
  2. Il raccourcit chaque sortie à sa limite. La limite dépend du jour (ordinaire ou long) et de la surface de la semaine.
  3. Il le dit. Avant d'enregistrer, le récapitulatif du formulaire relit vos limites. Ensuite la semaine affiche ce qu'elle a perdu (« −12 km : 2 sorties raccourcies à votre limite »), et « Pourquoi ce plan ? » reprend vos limites en phrases.

Le même bloc existe sur le téléphone, dans les formulaires « Ajouter un objectif » et « Modifier l'objectif ».

Si votre objectif ne va jamais sur neige

Pour un objectif en kart, en quad, en canicross, en bikejöring ou en trottinette, aucun champ neige n'apparaît. Et si vous changez le sport d'un objectif vers l'un de ceux-là, les limites neige qu'il portait sont effacées à l'enregistrement.

Ce que voient les autres

Rien de nouveau. Les limites sont un réglage de l'objectif : les membres de votre chenil qui voient le plan voient un plan plus court certains jours, et la phrase qui explique pourquoi. Rien de tout cela ne sort du chenil, et le classement d'un club ne lit que les kilomètres parcourus.

Ce que ça ne fait pas

Trois choix faits contre l'évidence

Raccourcir, sans reporter. Le plus naturel aurait été de redistribuer les kilomètres retirés sur les autres jours. Mais une limite dit « ce jour-là, je n'ai pas plus de temps » ; elle ne dit pas « ajoutez-m'en ailleurs ». Reporter aurait chargé des jours sur lesquels vous n'avez rien demandé. La conséquence est à connaître : la progression des semaines suivantes repart du volume réellement prévu. Si vous limitez beaucoup la phase sur terre, la phase sur neige démarre plus bas, même sans limite neige. Nous l'avons mesuré sur un objectif traîneau de 120 km à quatre sorties par semaine : avec 10 km sur terre et rien d'autre, la première semaine de neige passe de 59 à 34 km, et la plus grosse semaine avant la course de 116 à 67 km. Avec 10 km en semaine et 25 km du vendredi au dimanche, elles font 55 et 107 km.

Un jour long sans limite n'en a pas. On aurait pu lui appliquer la limite des autres jours. Mais c'est justement le jour où vous sortez plus loin : un champ laissé vide veut dire « sans limite », partout.

« Sur terre » veut dire tout ce qui n'est pas la neige. À pied derrière un trotteur, en canicross ou attelé à un quad, la limite terre s'applique. Une limite parle de votre temps, pas de l'engin.

Une chose à savoir avant de l'utiliser

Si vous limitez fortement toutes vos sorties, l'objectif peut devenir difficile à atteindre : le plan suit vos limites et ne vous le cache pas, mais il ne les contourne pas non plus. Regardez le volume des semaines de pic après avoir enregistré, et desserrez la limite des jours longs si elles vous semblent trop basses.