« Pourquoi 2,28 ? Pourquoi danger ? » C'était la question d'un musher qui regardait ses dix chiens, tous au même niveau, tous en rouge. La réponse existait — elle était juste cachée derrière un chiffre. Elle est maintenant à l'écran.
Ce que vous voyez
Sous la pastille d'un chien, « Comprendre ce chiffre ». Au bureau, sur la Meute, le panneau de droite s'élargit et la liste reste visible ; sur la fiche du chien, c'est la même chose en pleine page ; sur le téléphone, la fiche du chien a maintenant une carte Charge qui ouvre une feuille.
La réponse d'abord : le nombre, un mot (équilibré, attention, danger) avec sa forme — rond, carré, triangle, jamais la couleur seule —, une phrase, et une jauge qui montre où tombe le chiffre entre les seuils. Puis le dessin : jour après jour, la charge récente (trait plein) contre la charge habituelle (tirets). Vous le balayez du doigt : touchez le 8 octobre, vous retrouvez le 2,24 de ce jour-là.
Trois onglets pour aller plus loin. Pourquoi : les kilomètres des 7 derniers jours face aux 21 d'avant, la meute d'un coup d'œil (« les 10 chiens qui ont couru sont au même niveau : ce n'est pas propre à ce chien »), et jusqu'où vous pouvez vous fier au chiffre. Et ensuite : ce que donneraient sept jours de repos, un jour sur deux, ou la même chose qu'avant. Le calcul : le rapport refait sous vos yeux, avec les valeurs du jour.
Ce que les autres voient, et ce qu'ils ne voient pas
Tous les membres du chenil voient la même chose que vous, avec les noms de la meute : c'est le chenil, pas votre carnet privé. Rien n'en sort — ni page publique, ni classement de club. Un chien invité ou parti n'apparaît pas dans la meute du dessin.
Ce qu'il ne fait pas
Il n'adoucit rien. Le mot « danger » reste : pour ce chenil l'alerte était juste — 39 km en une semaine contre 27 km sur les trois d'avant. Il vous dit pourquoi, il ne vous dit pas que ce n'est pas grave.
« Et ensuite » n'est pas un conseil. C'est une simulation du modèle, qui rejoue votre dernière sortie : elle ne décide de rien et l'écran le répète. Elle n'existe que si MushMate a de quoi la faire honnêtement — des sorties à rejouer, et au moins 28 jours d'historique.
Il ne devine pas le passé. Sans 28 jours de charge réellement calculés, il n'y a pas de verdict, et l'écran dit « fond 12 jours sur 28 » plutôt que d'inventer un chiffre. Si vos chiens couraient déjà avant MushMate, leur « habituel » est sous-estimé et le chiffre exagéré — l'écran le dit aussi.
Il ne règle pas les seuils chien par chien. Ils suivent le format de votre objectif en cours : Mi-distance et Sprint, « attention » à 1,5 et « danger » à 1,8 ; Longue distance, 1,7 et 2,0. Avant, tous les chenils lisaient 1,5 et 1,8.
Pas encore tout sur le téléphone. La carte lit la charge en ligne — hors réseau, elle le dit — et, depuis le 14 octobre, elle rend aussi les faits du « Pourquoi » — le plus long trou sans sortie pendant que la meute sortait, le repos déclaré. Les kilomètres sont ceux des séances d'entraînement : les courses n'y comptent pas encore.
Trois choix que nous avons faits
Le « danger » est resté. Nous avons hésité à parler de « montée trop rapide ». Mais un mot adouci qui laisse croire à une fausse alerte aurait été pire que le mot juste.
Les valeurs brutes sont dans « Le calcul », et seulement là. Nous les avions retirées en août : « 2,1 sur 1000 ? sur 5 ? », personne ne savait quoi en faire. Elles reviennent à la fin, pour qui veut vérifier, avec la mention que seul le rapport compte.
Notre première explication était fausse. Nous avons d'abord cru que MushMate comptait mal les jours d'historique et déclenchait une fausse alerte. Les données ont dit le contraire : compter autrement aurait fait taire une alerte vraie. L'écran explique donc le chiffre ; il ne le corrige pas.