On démarre le chrono, puis on attelle ; à l'arrivée, on dételle et on nourrit avant de toucher ARRÊT. Le bilan du téléphone sait retirer ces minutes-là — « Recaler », avant l'envoi. Mais les jours où les sorties s'enchaînent, personne ne prend le temps du bilan : la sortie part avec son attelage et son dételage dans la trace, dans le temps en mouvement et dans la distance. C'est le soir, à l'ordinateur, qu'on reprend la journée.

Ce qui change

Sur la page d'une sortie enregistrée au GPS par le téléphone, le propriétaire et le handler trouvent « Recaler la sortie », à côté de « Corriger les mesures » — quand le site voit au moins une minute de temps mort au départ ou à l'arrivée.

Les cartes sont celles du bilan : « Ne rien enlever », « Garder l'action », et « Retirer seulement l'attelage » quand les deux bouts se recalent. Chacune dit ce qu'elle retire — « −2:01 avant le départ · −3:00 après l'arrivée » — et montre ses chiffres : le temps en mouvement, la distance, la vitesse. Une confirmation dit le temps retiré et la distance avant et après.

Une fois confirmé, la carte, le graphe de vitesse, les splits et les arrêts commencent au départ réel et finissent à l'arrivée. La distance, le temps en mouvement et la vitesse sont ceux de la sortie gardée, et ce sont eux que comptent la charge des chiens, les statistiques, les kilomètres de chaque chien et les parcours. La page le dit : « Recalée (−2:01 avant le départ · −3:00 après l'arrivée) — mesurés par le GPS : 3.21 km · 13:31 · D+ 12 m ».

Ce que les autres voient, et ce qu'ils ne voient pas

Les membres du chenil voient la mention « Recalée » et la mesure du GPS à côté.

Une sortie publiée garde son lien public : la page publique montre la sortie recalée, son tracé et ses chiffres, sans dire qu'elle l'a été. Elle ne montre jamais les minutes retirées ni la mesure d'origine. Personne ne voit qui a recalé ni quand : la base le garde, l'écran ne l'affiche pas.

Ce que le recalage ne fait pas

Rien n'est retiré tout seul : c'est vous qui choisissez la carte.

La coupe est définitive. Les minutes retirées quittent la trace pour de bon, et une sortie ne se recale qu'une fois — là où le bilan du téléphone, lui, rend la sortie entière tant qu'il est ouvert.

Le D+ et la vitesse maximale restent ceux du GPS.

Une sortie dont les chiffres ont été déclarés — « Corriger les mesures » sur le site, ou la distance au bilan du téléphone — ne se recale pas. L'inverse se fait : on recale, puis on déclare un chiffre si le GPS s'est trompé ailleurs, et la page dit les deux.

Ne se recalent pas non plus : les sorties importées (GPX ou Strava), les sorties saisies à la main, les courses, dont le temps officiel est déclaré.

Le téléphone reçoit la sortie recalée — sa trace et ses chiffres —, mais ne dit pas qu'elle l'a été, et on n'y recale pas une sortie déjà envoyée.

Les choix qui ne vont pas de soi

La règle du téléphone, pas une autre. Le site aurait pu laisser glisser deux poignées sur la carte. Il propose les cartes du bilan, calculées avec la même règle — une allure de marche dépassée pendant trente secondes, un bout d'au moins une minute — : pour une même sortie, le téléphone et le site trouvent le même départ et la même arrivée.

La coupe est définitive, et la confirmation le dit. Garder les minutes retirées « au cas où », c'était garder deux traces par sortie. Ce qu'on garde, ce sont les chiffres d'origine, affichés à côté.

Le D+ ne bouge pas. Le téléphone le calcule sur tous les points du GPS, avec des filtres que le site ne peut pas refaire sur la trace enregistrée. Et marcher autour du camion ne fait pas de dénivelé.

Le départ ne se recale pas quand l'attelage a changé en route. Les kilomètres de chaque changement reculeraient. Plutôt que de les décaler sans le dire, la fenêtre le dit, et l'arrivée seule se recale si elle le peut.

Une distance déclarée au bilan n'est pas recalée. Recaler par la trace effacerait le chiffre que vous aviez tapé.