On démarre le chrono, puis on attelle, pour ne plus avoir à y penser. À l'arrivée, on dételle et on nourrit avant de toucher ARRÊT. Ces minutes-là marchent au-dessus du seuil de pause : elles comptent dans le temps en mouvement, la distance et la vitesse. Et parfois, le chien qui est parti n'est pas celui que la ligne dit. Jusqu'ici, tout cela se corrigeait plus tard, dans la relecture de la sortie, ou pas du tout.
Ce qui change
Le bilan de fin de sortie porte deux gestes de plus.
« Partis : 8 chiens · Traîneau — Corriger », au-dessus des chiens. Le toucher rouvre l'écran Ligne du départ, avec ses gestes habituels :
- remplacer un chien : « ce n'est pas Aurora, c'est Balto ». Balto prend la place d'Aurora au départ, et à chaque changement d'attelage en route ;
- en ajouter un, à sa place habituelle ;
- en retirer un, de partout ;
- changer les places, ou l'activité.
Les chiens du bilan sont alors ceux qui ont couru.
« Recaler », sous les chiffres, quand le téléphone a vu au moins une minute de temps mort à l'un des deux bouts : « 4:29 avant le départ · 3:10 après l'arrivée ». Au plus trois cartes :
- « Ne rien enlever » ;
- « Garder l'action » ;
- « Retirer seulement l'attelage ».
Chaque carte montre ses chiffres, recalculés pour de vrai sur les points GPS gardés. La sortie recalée a alors la distance, la vitesse, le temps en mouvement, le dénivelé, la trace et les arrêts de l'action seule. Une confirmation dit ce qui part. Tant que le bilan est ouvert, « Ne rien enlever » rend la sortie entière.
Ce que les autres voient, et ce qu'ils ne voient jamais
Votre chenil voit la sortie telle que vous l'avez corrigée : les chiens qui ont couru, à leur place, et les chiffres de l'action.
Il ne voit jamais la version d'avant. Le recalage se fait avant que la sortie parte : le site et vos coéquipiers ne reçoivent que la sortie recalée. Rien n'y affiche « recalée ». Une ligne corrigée avant l'envoi ne laisse aucune trace de l'erreur.
Ce que ça ne fait pas
- Rien n'est retiré tout seul. Le téléphone repère le temps mort ; c'est vous qui choisissez de l'enlever, même quand il est évident.
- Le recalage se fait dans le bilan, avant l'envoi. Une sortie déjà partie se corrige sur le site, où « Corriger les mesures » déclare les chiffres. Une course ne se recale pas : son chrono officiel est déclaré.
- Le départ ne se recale pas quand l'attelage a changé en route. Les kilomètres du changement reculeraient tous ; l'écran le dit.
- Corriger l'activité ne re-mesure pas la sortie. La distance et le temps restent ceux de l'activité choisie au départ — la même règle qu'après l'envoi.
- Une sortie déjà envoyée ne donne pas de place à un chien ajouté. Un chien qui en remplace un autre prend sa place, même après l'envoi ; un chien ajouté sans remplacer personne entre dans l'équipe, mais la ligne enregistrée reste celle du départ. Le bilan le dit.
Ce ne sont pas des manques à combler : ce sont les limites que la mesure impose.
Les choix faits contre l'évidence
- La troisième carte retire l'attelage, pas l'arrivée. Proposer « seulement après l'arrivée » aurait été symétrique. Mais le retour au calme, chiens au trait, fait partie de l'entraînement ; l'attelage, jamais.
- Des cartes, pas un curseur. Glisser une poignée sur la trace aurait semblé plus libre. Quatre minutes de marche font 2 % de la largeur d'un profil de 14 km : invisibles, et impossibles à viser avec des moufles. Le téléphone trouve le bord ; vous choisissez la carte.
- Les chiffres affichés sont ceux qu'on écrira. Une soustraction rapide aurait suffi pour l'aperçu. Mais un aperçu qui diffère du résultat est exactement l'écart entre l'écran et le carnet que ce produit a déjà dû fermer.
- La correction rouvre l'écran Ligne du départ, pas un formulaire. Les mêmes gestes, le même banc, les mêmes chiens au repos ou retenus par leur carnet : vous corrigez comme vous composez.