Jusqu'à cette semaine, MushMate affichait un tableau des grandes courses longue distance — l'Iditarod et ses 14 chiens au départ, 5 requis à l'arrivée, la Finnmarksløpet, la Grande Odyssée. Un beau tableau. Et parfaitement inerte : il fallait le lire d'un côté de l'écran, puis retaper 14 et 5 à la main dans la configuration de l'objectif, deux écrans plus loin.

C'est fini.

Choisir sa course, et ne plus rien ressaisir

Dans la configuration d'un objectif, une liste déroulante Course de référence propose les courses du catalogue. En choisir une remplit les effectifs minimum et maximum. Si vous préférez les saisir vous-même, votre saisie gagne toujours : le préremplissage ne revient jamais écraser ce que vous avez tapé.

Chaque chenil peut aussi créer ses propres définitions de course, visibles de lui seul.

Le dossard, le rendez-vous, les échéances

Une course, ce n'est pas seulement son règlement. C'est aussi ce qui vous appartient cette année-là : votre dossard, le parking où tout le monde se retrouve, la clôture des inscriptions, l'heure du briefing, l'heure du départ.

L'onglet Course de votre objectif porte maintenant un bloc Mon engagement où tout cela se saisit. Et un lien ouvre la fiche de course imprimable : une feuille A4 qui rassemble enfin les deux moitiés — la course d'un côté, votre engagement de l'autre. Course, date et heure, kilomètres, effectifs, dossard, rendez-vous, échéances dans l'ordre où elles arrivent, règlement, et vos chiens engagés.

Les adresses web y sont écrites en toutes lettres. Sur du papier, un lien cliquable ne mène nulle part.

Vos chiens y sont, avec leur signalement

C'est la partie de la fiche qui a demandé le plus de travail, et c'est la moins spectaculaire.

Au contrôle vétérinaire, personne ne vous demande la liste de vos chiens. On vous demande, pour chacun d'eux : son sexe, sa date de naissance, sa race, sa robe, son numéro de puce, votre assureur et votre numéro de police. Huit colonnes. Une feuille qui ne porte que des prénoms ne répond à aucune de ces questions — et c'est exactement ce que la fiche imprimait jusqu'à ce jour.

Elle porte maintenant les huit colonnes, dans l'ordre où les bulletins d'engagement les demandent : identité, puis signalement, puis assurance. Recopier de haut en bas suffit.

Une information manquante affiche un tiret. Un chien sans assurance affiche « non renseigné », pas une case vide : les deux se lisent pareil sur du papier, et seule la seconde vous dit qu'il vous reste quelque chose à faire — la veille du départ et pas le matin même.

Ce que la fiche montre, et ce qu'elle ne montre à personne

La fiche porte votre numéro de police d'assurance. Elle n'est accessible qu'à votre chenil : ce n'est pas une page publique, elle ne passe pas par le classement, et le catalogue public des courses n'en sait rien. Ce qui en sort, en sort par vos mains — l'imprimante, ou le PDF que votre navigateur fabrique.

Le chiffre qui manquait : combien de chiens vous pouvez perdre

Un musher nous a fait remarquer quelque chose que le produit ne disait nulle part : en longue distance, la probabilité de dropper un ou plusieurs chiens est très importante, et le plan d'entraînement n'en tenait aucun compte.

Le nombre de drops que le règlement autorise, c'est l'effectif maximum moins l'effectif minimum. Au-delà, vous êtes disqualifié. Ce chiffre est maintenant calculé et affiché — sur la fiche, et sur votre téléphone.

« Si vous devez dropper des chiens »

Sur l'onglet Course, un nouveau bloc répond à la question que le drop pose vraiment : combien coûte chaque chien perdu, aux chiens qui restent ?

L'intuition naturelle est fausse. Diviser l'attelage par deux ne double pas la charge par chien. Sur un scénario de 650 km, partir à 14 chiens et finir à 6 fait +36 % de charge sur chaque chien restant — pas +100 %.

La raison tient en une phrase : le poids du corps du chien ne se divise jamais. Un chien qui court 650 km paie d'abord le déplacement de ses propres 24 kilos, quel que soit le nombre de coéquipiers. Seul le traîneau chargé se partage. C'est pour ça que le bloc affiche aussi la part de la charge qui vient du corps — 74 % au départ, 55 % à six chiens sur ce scénario. Sans ce chiffre, la courbe serait une affirmation ; avec lui, c'est une explication.

La courbe est calculée par le planificateur lui-même, avec exactement les paramètres de votre semaine de course : votre poids tracté, le poids moyen de vos chiens, la pente de votre itinéraire, votre allure de pic, la température de votre saison. Elle apparaît donc après la génération du plan, et l'écran vous le dit clairement s'il n'est pas encore là.

Sur le téléphone : la fiche sans réseau

Au départ d'une longue distance, il n'y a pas de réseau. C'est précisément le moment où on relit son dossard, son point de rendez-vous, l'heure du briefing.

La fiche descend donc sur le téléphone et s'affiche sur l'écran Objectif, sans aucune connexion. Elle ne s'affiche pas du tout tant que rien n'est saisi : un cadre vide se lit comme une panne, pas comme un champ à remplir.

Le pré-départ compte aussi désormais les participants secondaires — les chiens que vous avez déclarés sur le web comme partant sur cette course sans y avoir leur plan. Ils arrivent dans l'attelage proposé au lieu d'être rajoutés à la main à chaque sortie.

Ce que cela ne fait pas

Quatre choses, et ce ne sont pas des oublis.

La fiche ne s'envoie pas par courriel. Elle s'imprime, ou se sauvegarde en PDF depuis votre navigateur. Envoyer une feuille qui porte vos numéros de police à une adresse tapée dans un champ est une décision différente de celle d'imprimer, et elle demande son propre garde-fou : qui reçoit, ce qu'on garde de l'envoi, ce qui sort du chenil. Nous préférons ne pas l'ouvrir à moitié.

Le plan ne prépare toujours pas vos finisseurs à tirer à l'effectif minimum. La course est encore calculée à effectif constant. La courbe vous MONTRE ce que ça coûte ; elle ne corrige pas encore la charge prescrite. Faire décroître l'effectif dans la prescription change les nombres du plan de tous les mushers longue distance, et cela demande une relecture vétérinaire que nous attendons.

Le téléphone n'affiche ni le nom de la course ni son règlement. Le catalogue public n'appartient à aucun chenil, et la synchronisation mobile fonctionne chenil par chenil. Recopier le nom sur l'objectif recréerait exactement le double catalogue que ce travail vient de supprimer.

Vos objectifs déjà créés ne sont rattachés à aucune course. Ils n'ont pas de nom par lequel les reconnaître. Le rattachement est facultatif : un objectif sans course de référence garde tous ses effectifs, sa fiche et sa courbe.

Une décision prise contre l'évidence

Un chenil peut créer sa propre définition de course. Nous pouvons ensuite la promouvoir dans le catalogue public, pour que tout le monde en profite.

Ce geste transfère la propriété : le chenil qui a créé la course ne peut plus la corriger, et elle devient visible de tous les comptes. L'alternative — copier la définition et laisser l'original privé — semblait plus douce. Nous l'avons écartée : elle aurait créé deux entrées pour une même course, qui auraient divergé, et les objectifs déjà rattachés auraient continué de pointer la version que plus personne ne corrige. C'est le défaut que tout ce travail existe pour fermer.

La promotion vous sera donc toujours annoncée, jamais faite en silence.